En 2026, la prime transport reste un outil précieux pour les employeurs souhaitant soutenir leurs salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour se rendre au travail. Contrairement à la prise en charge obligatoire des transports publics, la prime transport est un dispositif facultatif, mais encadré par la loi et assorti d’avantages sociaux et fiscaux.
Avec la fin du régime dérogatoire en 2024, l’entrée en vigueur du régime pérenne en 2025 et les annonces gouvernementales de 2026, il est essentiel de comprendre ce qui est possible — et ce qui ne l’est pas.
La prime transport est une aide financière facultative versée par l’employeur pour compenser une partie des frais liés à l’usage d’un véhicule personnel pour les trajets domicile‑travail :
moto
scooter
véhicule électrique ou hybride
Ce dispositif n’est jamais obligatoire. Il repose sur une décision unilatérale de l’employeur (DUE) ou un accord collectif.
Tous les salariés doivent en bénéficier si l’employeur décide de la mettre en place, mais l’attribution doit respecter des critères objectifs, définis par la loi et sécurisés par l’URSSAF.
La prime transport ne peut pas être attribuée « au feeling ». Elle doit reposer sur des critères objectifs, vérifiables et non discriminatoires. Voici les règles applicables en 2026.
Un salarié à temps plein peut bénéficier de la prime transport si au moins l’un des critères suivants est rempli :
Le salarié est éligible si :
Le salarié est éligible si son domicile ou son lieu de travail se situe hors d’une agglomération > 100 000 habitants.
Le salarié est éligible si ses horaires ne permettent pas l’usage des transports en commun (travail de nuit, horaires décalés, équipes tournantes…).
Le salarié est éligible si :
il travaille sur plusieurs sites d’une même entreprise,
et que l’employeur ne prend pas en charge les déplacements inter‑sites.
La prime est proratisée en fonction du nombre d’heures travaillées (possibilité de prévoir dans la DUE de ne pas appliquer de prorata si la durée de travail est supérieure ou égale à un mi temps).
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la prime transport est plafonnée à 600 € par an, dont 300 € maximum pour le carburant (essence, diesel). Ce plafond s’applique par salarié et par année civile.
La prime transport est exonérée :
de cotisations sociales,
de CSG/CRDS,
d’impôt sur le revenu,
dans la limite du plafond légal.
En 2026, les règles de cumul sont les suivantes :
Dispositif | Cumul avec prime transport ? |
|---|---|
| Transports publics (50 % obligatoires) | ❌ Non |
| Prise en charge jusqu’à 75 % (facultative) | ❌ Non |
| Forfait mobilités durables (FMD) | ❌ Non |
| Indemnité carburant de l’État (50 €/mois) | ✔️ Oui |
L’employeur doit formaliser le dispositif via :
Elle doit préciser :
les salariés bénéficiaires,
les critères d’attribution,
le montant,
la périodicité,
les justificatifs éventuels.
Une note interne doit être diffusée.
Le Ministre des PME, Serge Papin, annonce :
plafond porté à 600 € pour la seule prime carburant,
suppression des critères d’attribution,
fin des contraintes de cumul,
suppression des justificatifs,
suppression des conditions liées au lieu de résidence.
👉 ATTENTION : Non applicable tant que non publié au JO.
Depuis 2026, l’État verse une indemnité carburant de 50 €/mois aux salariés :
grands rouleurs,
à revenus modestes.
Indépendante de la prime employeur.
Une entreprise décide d’une prime transport de 25 € par mois, versée de janvier à décembre, soit 300 € par an, exonérée socialement et fiscalement, attribuée aux salariés dont les horaires ne permettent pas l’usage des transports publics.
En 2026, la prime transport est facultative, peut atteindre 600 € par an (300 € pour le carburant), est exonérée dans cette limite, nécessite une DUE ou un accord, doit reposer sur des critères objectifs, doit figurer sur le bulletin de paie, pourrait être simplifiée si les annonces gouvernementales sont confirmées.
Auteur : La Folie Des Papiers
Prestataire spécialisé dans l’externalisation de la paie.
TOULOUSE | 05.82.95.67.21 | Devis Gratuit